PME et IRP, dialogue social contrasté

9 avril 2018Du côté des DRH
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Une étude de la DARES publiée en avril 2018 révèle que seuls 67% des établissements de plus de 10 salariés des secteurs marchand et associatif sont couverts par une instance représentative du personnel. Seules 37 % d’entre elles comptent au moins un délégué syndical. Cette étude dresse le panorama contrasté du dialogue social dans les entreprises en 2017. 

Une présence de délégués syndicaux limitée dans les PME

Si dans les ETI et les grandes entreprises de plus de 300 salariés la présence d’un délégué syndical est généralisé (dans 92% des entreprises de 300 à 499 salariés, 96% des entreprises de plus de 500 salariés), peu de délégués syndicaux sont présents dans les PME. En effet, seules 11% des entreprises de 11 à 19 salariés en comptent au moins 1, 31% des entreprises de 20 à 49 salariés et 59% des entreprises de 50 à 99 salariés.

En revanche, la part des PME disposant d’au moins un élu du personnel est plus importante : 42% des établissements de 11 à 19 salariés comptent au moins un élu, 67% des entreprises de 20 à 49 salariés, et 89% des entreprises de 50 à 99 salariés.

Beaucoup d’entreprises ne disposent pas d’IRP

Sur l’ensemble des entreprises de plus de 10 salariés, seules les deux tiers disposent d’une instance représentative du personnel. Les établissements évoquent plusieurs raisons à ce manque. La plus souvent citée est l’absence de candidatures lors des dernières élections professionnelles. Cela concerne 50% des entreprises, notamment celles de 50 à 99 salariés (71%). Si 25% des établissements affirment qu’aucune élection n’a été organisée faute de demande des salariés, ils sont 17% à préciser qu’ils ne sont pas assujettis à cette obligation.

Qu’en pensent les représentants du personnel ?

Les représentants du personnel constatent eux aussi un désintérêt de leurs collègues. Dans 38% des entreprises disposant d’au moins une instance représentative du personnel, le représentant interrogé indique qu’il n’y a pas suffisamment de candidats pour occuper ces fonctions. Les raisons principales évoquées par les représentants du personnels sont l’individualisme et le désintérêt des salariés, cité par 58% des élus. Les difficultés à concilier travail et fonctions représentatives, ainsi que la peur des représailles de la direction sont également citées par plus d’un tiers des représentants du personnel.

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