Droit à la déconnexion : on fait le point !

7 janvier 2019Conjoncture
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La révolution digitale a augmenté la capacité de communication entre les individus et a bouleversé les comportements et les échanges au sein des entreprises. Les entreprises consomment leur pratique via le digital au bonheur des salariés, se sentant plus épanoui sur ces supports, mais à quel prix ?

Les entreprises deviennent de plus en plus dépendante au numérique, la transformation digitale a considérablement changé la manière de travailler pour répondre aux besoins le plus rapidement possible.

Les salariés sont alors plus exposés, tant sur le temps de travail qu’en dehors. C’est pour cette raison que le droit à la déconnexion a vu le jour le 01 janvier 2017, pour préserver les salariés afin d’assurer une coupure de travail totale.

Opinion Way a réalisé, pour le cabinet Eleas, une enquête sur l’usage des outils numérique et leurs intensifications.

La dépendance du numérique au travail

En effet, la révolution digitale a augmenté la capacité de communication entre collaborateurs, amenant vers une meilleure efficacité tant en interne qu’en externe.

43% des sondés passent plus de 6 heures sur ces nouvelles technologies et cette proportion augmente lorsqu’on s’intéresse aux cadres et aux grandes entreprises.

Les cadres ont d’ailleurs des difficultés à s’éloigner de leurs outils professionnels : 51,5% d’entre eux se sont connectés lors de leurs dernières vacances estivales.

Méfiance face l’hyperconnexion

Le droit à la déconnexion a pour but de soulager les salariés et de les aider à se détacher de leur activité professionnelle : 27% des actifs qui ne se sont pas connectés durant leurs dernières vacances ressentent de la culpabilité.

Jean-Claude Delgenes, directeur général de Technologia qui nous dit lors d’un récent webinar sur le droit à la déconnexion « Le droit à la déconnexion tend à répondre à ces temps d’interconnexion trop importants, à cette « infobésité », cette sollicitation cognitive et à cette surcharge d’informations préjudiciable pour l’individu ». En effet, l’exposition a ses supports est très élevée et a des conséquences sur la santé morale et physique des collaborateurs.

Le droit à la déconnexion demandent aux managers a réfléchir sur leurs méthodes de gestion du travail, afin d’éviter d’éventuels burn-out suite à la surabondance d’informations.

Les managers ont également un intérêt a être entourés de collaborateurs en forme et de réduire l’absentéisme dans leurs rangs.

La culture de la pause est la première revisite des entreprises, en effet les entreprises tolèrent plus de pause lors des temps de travail pour permettre aux salariés de se ressourcer et de sortir un moment des flux d’informations. Cette habitude est surtout appréciée chez les jeunes qui se sentent plus stressés à 48% contre 35% de l’ensemble des salariés et plus désorienté également à 33% contre 22% sur l’ensemble des salariés.

La déconnexion rentre petit à petit dans les mentalités managériales où 16% d’entreprises ont instauré des règles de déconnexion, 23% ont rédigé des chartes de bonnes pratiques.

Le cabinet Eleas conseille de « mener des démarches d’accompagnement incitant les salariés à gérer des pauses plus efficaces leur permettant de déconnecter en peu de temps afin de mieux maîtriser la charge mentale liée à l’utilisation des outils numérique. »

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