French Tech : les salariés attachés au temps de trajet et aux quartiers

Une étude de l’Ifop pour SFL a essayé d’objectiver la question de la qualité de vie au travail dans les French Tech en interrogeant directement les premiers concernés, à savoir les salariés. Pour cela, ils ont mené la plus vaste étude réalisée à ce jour : près de 3 000 salariés, dont 1 000 salariés de la Tech ont répondu à 90 questions sur le thème de l’environnement de travail au sens large. Cette étude s’intéresse notamment à la relation entre bien-être au travail, temps de trajet et secteur de travail (lieu, quartier).

Moins de trajet, plus de bonheur

Selon Anne-Laure Marchal de l’Ifop, “on observe une corrélation entre le niveau de bien-être et le temps de trajet. Les personnes qui ont moins de 40 minutes de trajet ont une note de bien-être de 6,9/10 dans la population générale et de 8,49/10 dans la French Tech. De plus, lorsqu’on peut rentrer plus vite chez soi, on est plus enclin à sortir après le bureau : ceux qui habitent à moins de 40 minutes de chez eux sont deux fois plus nombreux à prendre « très souvent » des verres avec leurs collègues le soir.

Il faut d’ailleurs noter que le temps de trajet moyen pour se rentre au travail est de 48min dans la population générale et 37min (soit 11 de moins) dans la French Tech.

Vive les centres-villes

Les salariés de la french tech sont aussi très attachés à la localisation de leur entreprise et plébiscitent des zones très centrales. Ainsi, aujourd’hui, les salariés de la french tech sont 69% à se déclarer “très satisfaits” de l’offre de commerce qui entourent leur lieu de travail (alors qu’ils ne sont que 24% dans l’ensemble des salariés).

Selon Philippe Perello, CEO France de Knight Franck, “le retour aux quartiers centraux est un phénomène que nous n’observons pas qu’à Paris, comme le prouve la récente décision d’Apple de s’installer à Battersea Power Station à Londres, ou encore LinkedIn et Salesforce qui ont déménagé dans le centre de San Francisco, plutôt que sur un grand campus de la Silicon Valley. Cela offre à leurs salariés un lifestyle différent, au cœur de la ville, là où ils habitent le plus souvent. La question qui se pose, dans des quartiers centraux très prisés et dans lesquels le prix du mètre carré augmente de manière structurelle, c’est de savoir comment mieux optimiser les espaces, mieux les partager. Cette réflexion donne lieu à toute une série d’innovations, comme les espaces de coworking et le développement de tiers-lieux. Ces tiers-lieux ne sont plus seulement réservés aux startups ou aux freelances ; ils peuvent également être utilisés par des grandes entreprises lorsqu’elles ont besoin de mobiliser des salariés pour une courte durée sur des missions en mode projet.”

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