Bientôt des salariés dans tous les conseils d’administration ?

25 octobre 2017Actualités, Et demain ?, QVT
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En début de semaine, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a confirmé que l'intéressement et la participation dans les entreprises que souhaite relancer le Président de la République aboutiraient à l'entrée de salariés dans les conseils d'administration.

Christophe Castaner explique "que c'est une question de citoyenneté de casser le rapport entre l'autorité et le dépendant. Si on veut réaffirmer la place des salariés dans l'entreprise, il faut changer la gouvernance".

Quand ?

Toujours selon le porte-parole du gouvernement, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, devrait "ouvrir la discussion dans les jours, dans les semaines qui viennent".

Selon lui, il s'agit de confirmer dans les faits que "la réussite de l'entreprise doit bénéficier à tous". Un bénéfice qui passera donc par l'intéressement et la participation des salariés. "Aujourd'hui, il y a 12 millions de Français qui en profitent dans les entreprises de plus de 50 salariés", poursuit le Ministre, expliquant que cela "fait presque un 13ème mois en moyenne, 2.000 et quelque euros".

Aller plus loin dans les petites entreprises.

Bruno Lemaire qui insiste sur le fait qu' "il faut aller plus loin" pour les TPE et les PME. "Il faut voir les accords d'entreprises qui peuvent se faire, ça fait partie des sujets qui vont être mis sur la table dans les semaines qui viennent", a-t-il précisé.

"L'idée c'est que tous les salariés, y compris le salarié de la boulangerie d'une petite commune dans l'Ubaye à Barcelonnette" puisse bénéficier de ces dispositions, explique le Ministre, affirmant que "la rémunération, elle doit être faite sur le salaire, garanti, bien évidement, mais elle peut être complétée par l'effort collectif dans cette petite entreprise".

Un débat en 2018.

Le Président Emmanuel Macron a expliqué, lors de son interview télévisée diffusée dimanche soir sur TF1, qu'il souhaitait "un vrai débat" en 2018 pour "revisiter cette belle invention gaulliste de l'intéressement et de la participation", pour que "tous les salariés aient leur juste part quand les choses vont mieux".

Source : AFP / Challenges

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