Attention, le « brown-out » arrive !

18 septembre 2017Du côté des DRH, Et demain ?, QVT
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Connaissez-vous le « brown-out » ?

Après le burn-out, voici le brown-out ! Encore un anglicisme pour évoquer un mal-être professionnel de plus en plus fréquent. Alors que le burn-out désigne un épuisement professionnel violent, le « brown-out » est surtout lié au manque de sens, de motivation dans le travail.

Le brown-out, c’est quoi ?

Initialement, cette expression anglaise était surtout utilisée pour parler d’une baisse volontaire ou involontaire de l’intensité électrique d’un appareil pour éviter une surchauffe. Logiquement, dans le monde du travail, l’expression désigne une baisse de l’engagement, de l’implication et de la motivation liée à la perte de sens au travail.
Le brown-out est donc directement lié au ressenti du salarié sur l’utilité de son travail. Il ne doit pas être confondu avec le « bore-out », qui exprime l’ennui au travail lié à une sous-charge d’activité.

Moins visible que le burn-out et pourtant…

Le cabinet Corporate Balance Concepts a réalisé une étude sur la démotivation au travail liée à la perte de sens. Cette enquête menée auprès de 1000 dirigeants américains révèle que le brown-out touche 40% d’entre-eux. Un mal qui, selon l’anthropologue américain David Graeber, concerne d’abord certaines catégories professionnelles : les cadres, les PDG et les avocats d’affaires.

Symptômes ?

Les réactions sont très diverses face à un syndrome de brown-out. Le plus souvent, cela se traduit par un total manque d’interêt dans le travail effectué, par une impression que la charge de travail ne diminue jamais. Une personne souffrant de brown-out prendra moins de décisions importantes et contribuera de moins en moins au travail commun.
Enfin, il se peut que le brown-out se traduise par une incapacité à déconnecter (vérifier ses mails au réveil et au coucher, travailler pendant ses vacances, ne pas s’octroyer de moment de détente…).

Le rôle primordial du manager

Pour prévenir l’apparition du syndrome de brown-out, le rôle du manager ou du responsable des ressources humaines est très important. C’est à lui d’être attentif aux signes avant-coureurs et, le cas échéant, c’est à lui d’ouvrir la discussion avec le salarié victime.
Le manager doit bien sûr établir un dialogue apaisé, sans jugement, afin de trouver des solutions rapides et efficaces pour redonner confiance au salarié. Le rôle du manager est de déterminer l’origine de cette baisse de motivation et d’y remédier. Un changement peut parfois être nécéssaire afin de donner au salarié le sentiment d’un nouveau départ. Changement de poste, de projet, de service…

 

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